OMEGA : toiture-terrasse sur acier tout en un

Le procédé Omega est bien plus qu’un système complet d’étanchéité de toiture-terrasse sur plateaux métalliques. Innovant, sous ATEx du CSTB, il répond à de nombreuses problématiques rencontrées par les maîtres d’ouvrage et maîtres d’œuvre en termes de qualité, d’économie d’énergie et de confort d’usage : isolation thermique, acoustique, design…

Complexe d’étanchéité sur plateaux métalliques avec une sous-face esthétique sans fixation apparente, une isolation thermique renforcée, une étanchéité à l’air assurée, et des performances acoustiques en isolation et en absorption acoustique élevées, le procédé Omega offre beaucoup d’avantages. Exclusif et innovant, il bénéficie d’une appréciation technique d’expérimentation* (ATEx) du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB), pour la réalisation de toitures-terrasses inaccessibles sur support acier. Il s’adapte à différents types d’usages : bâtiments sportifs, de spectacle, bureaux, industries, etc.

MISE EN ŒUVRE JUSTIFIÉE PAR L’ATEX

Ce procédé a été spécialement développé par les équipes de SOPREMA Entreprises. « Nous avions conçu un système semblable dans les années 1990, qui utilisait déjà un plateau métallique comme support d’étanchéité, explique Lionel Trau, responsable technique étanchéité-couverture-bardage de la société. Nous l’avons repensé en le simplifiant et en apportant de nouvelles fonctionnalités, telle l’étanchéité à l’air. » Pour ce faire, SOPREMA Entreprises, porteuse du projet, s’est rapprochée de deux partenaires, ArcelorMittal pour la fourniture des plateaux de bardage et Rockwool pour les isolants en laine de roche : « Nous avons préparé l’ATEx et, avec eux, avons justifié cette mise en œuvre particulière par rapport à la tenue au vent et à la compression du
système. »

DU DESIGN À L’ACOUSTIQUE ET…

Concrètement, le procédé Omega utilise le plateau de bardage à plages pleines ou perforées ou crevées (Hacierco C d’ArcelorMittal) directement comme support de l’étanchéité. Ce qui permet de masquer les fixations – isolant, couture de plateaux et de l’étanchéité –, ces dernières étant fixées dans les lèvres du plateau. Résultat : en sous-face, le complexe en plateau métallique est beaucoup plus esthétique qu’un bac en tôle d’acier nervurée : « C’est le premier bénéfice du système. Il n’y a pas de fixation apparente et la sous-face est quasiment lisse, ou très légèrement
nervurée. On peut donc envisager un plafond sans faux-plafond complémentaire », souligne Lionel Trau. Second intérêt : l’acoustique et ce, sur deux axes : celui de l’isolation et de l’absorption. « Les fortes épaisseurs d’isolant confèrent à l’ensemble de très bonnes performances d’affaiblissement acoustique aux bruits aériens. De même, l’emploi de plateaux perforés permet d’excellents niveaux d’absorption acoustique (jusqu’à αw = 1). Nous jouons donc sur deux tableaux. »

…DE L’ISOLATION À L’ÉTANCHÉITÉ

Troisième atout : l’isolation thermique – une évidence compte tenu des caractéristiques du système qui autorise la mise en œuvre de très fortes épaisseurs d’isolant : « Nous pouvons envisager jusqu’à 260 mm d’isolation sur le pare-vapeur, auxquels s’ajoute le panneau de 90 mm d’épaisseur, placé entre les lèvres du plateau. Soit un Up = 0,15 m2K/W (Rtotal = 9,3 W/m2K) ». Sachant
que le procédé s’avère également très intéressant au niveau de l’étanchéité à l’air, et ce via le pare-vapeur bitume (SOPRAFIX® HP) déroulé sur les lèvres du plateau et pris en sandwich entre le premier et le second lit d’isolant. L’étanchéité à l’eau est, quant à elle, assurée par un revêtement en bitume modifié par élastomère SBS autoprotégé, adhérant par soudage sur l’isolant thermique ou soudé sur une sous-couche SOPRAFIX® HP fixée mécaniquement – à choisir dans les systèmes SOPREMA bénéficiant d’un Avis Technique : « En fait, on peut envisager toutes les toitures-terrasses techniques et inaccessibles avec autoprotection, mais également les systèmes sous * ATEx n° 2837-v1 renouvelée jusqu’en juillet 2022 en préalable à un Avis Technique. végétalisation ou les étanchéités Cool Roof », résume Lionel Trau.

Côté mise œuvre, peu de changement pour les compagnons par rapport à un procédé sur bac en tôle d’acier nervurée traditionnel. Au lieu de fixer les isolants ou revêtements d’étanchéité directement dans les plages des tôles d’acier nervurées, ils sont fixés dans les lèvres des plateaux. « Il y a une technique à apprendre, il faut bien viser mais sinon il n’y a rien de fondamentalement différent. C’est même plus simple et plus économique qu’avec certaines autres solutions avec finition plateau en sous-face. Autre avantage, le hors d’eau est rapide », conclut Lionel Trau.

* ATEx n° 2837-v1 renouvelée jusqu’en juillet 2022 en préalable à un Avis Technique.

Plateaux de bardage sur charpente bois

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C’est d’abord un choix esthétique qui a conduit les concepteurs du magasin Biomonde de Ferrières-en-Brie (77) à opter pour le procédé Omega : « Ils souhaitaient, explique Thomas Trompeaux, conducteur de travaux SOPREMA Entreprises de l’agence Paris Acier, que la sous-face de la couverture ait un beau rendu sans faux-plafond, afin de laisser la charpente en bois lamellé-collé apparente à l’intérieur du magasin. » Ce qui n’aurait pas été possible avec un procédé classique sur bac acier. Avec le système Omega en revanche, les fixations, ancrées dans les poutres de la charpente bois, sont invisibles, d’où « une sous-face des plateaux de bardage beaucoup plus esthétique ». Sachant que cela dépend aussi de la qualité de la mise en œuvre : « Nous avons veillé à ce que les plateaux soient bien emboîtés les uns dans les autres avant d’être définitivement fixés à la charpente pour obtenir une surface parfaitement plane ». Bien sûr, le procédé assure ici ses autres fonctions, notamment acoustiques même si ce n’était pas forcément une priorité du maître d’ouvrage, ou encore d’isolation thermique grâce aux fortes épaisseurs d’isolant et au traitement de l’étanchéité à l’air.
Maître d’ouvrage : Locame
Maître d’œuvre : Accelis
Photo : SOPREMA Entreprises

 

Performance et esthétisme pour le gymnase Pierre de Coubertin de Nancy

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Isolation thermique renforcée, confort acoustique, esthétisme des plateaux de bardage lisse en sous-face de couverture, les utilisateurs du nouveau gymnase d’entrainement Pierre de Coubertin à Nancy (54) auront tout loisir de profiter des qualités du procédé de toiture Omega. Le système est mis en place directement sur la charpente métallique. Une réussite pour Franck Ledig, conducteur de travaux de l’agence SOPREMA Entreprises de Nancy : « C’est très esthétique car les fixations sont invisibles. » Sur le plan thermique, le système a permis ici d’aller loin : « Nous avons mis en œuvre deux couches d’isolant en laine de roche, soit une épaisseur totale de 320 mm, sans oublier l’étanchéité à l’air ». Le confort acoustique, absorption et isolation aux bruits aériens, est apporté par les plateaux perforés et la laine de roche. Côté mise en œuvre ? « Elle est simple, nous sommes assez vite hors d’eau. C’est important pour le maître d’ouvrage. » Finalement le plus délicat à gérer, « c’étaient les approvisionnements : nous n’avions pas de place pour stocker et décharger… », se souvient Franck Ledig.
Maître d’ouvrage : Lycée Pierre de Coubertin
Maître d’œuvre : In Situ Architectes
Photo : Alex Méaux

 

Toiture allégée pour la salle de sport de Thorigné-Fouillard

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Construit en 2007 et composé de deux espaces distincts – une salle omnisports et une salle de tennis de table –, le complexe sportif de la Vigne, à Thorigné-Fouillard (35), a rencontré, dès son ouverture, des problèmes d’infiltration d’eau de pluie « dus notamment à une pente trop faible pour une couverture zinc et à un poids trop important du complexe au-dessus de la salle de tennis de table », précise Denis Roy, chef de secteur SOPREMA Entreprises à l’agence de Nantes. La décision a donc été prise de le remplacer par un système plus léger, avec une contrainte de taille : « L’activité devait être maintenue pendant les travaux. » SOPREMA Entreprises a ainsi proposé une « déclinaison » du procédé Omega, via une nouvelle ATEx* du CSTB : « Cela nous a permis de conserver les plateaux existants – et par conséquent de ne pas interrompre l’activité à l’étage inférieur ». Au-dessus des plateaux et après avoir déposé l’ensemble de la toiture (isolation et couverture zinc), les équipes ont mis en œuvre la nouvelle isolation avec étanchéité à l’air et installé une membrane TPO. Résultat : un poids total de 31,58 kg/m2 pour 35 demandé, contre les 53,6 de l’ancien complexe de couverture.

Maître d’ouvrage : Ville de Thorigné-Fouillard
Photo : SOPREMA Entreprises

 

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